Chariots de manutention

Chariots de manutention pour implantation d'entrepriseLes chariots de manutention

Pour les opérations de manutention, les entreprises doivent acquérir ce que l’on appelle des chariots de manutention.

De nombreux éléments sont à prendre en compte : charge à déplacer, organisation de l’implantation, normes et règles, …

 

 

Quelques grandeurs concernant les chariots de manutention

  • La Hauteur d’élévation d’un transpalette : environ 300 millimètres
  • Pour un chariot élévateur à prise frontale : hauteur d’élévation jusqu’à 12 mètres
  • Un transpalette peut être capable de déplacer des charges de 3 t
  • Un chariot élévateur peut transporter une charge jusqu’à 50 t
  • Local de charge obligatoire si puissance : >50kW de courant continue pour les opérations de charge

 

Dans le cadre d’un projet de déménagement ou de réimplantation d’entreprise

Pourquoi s’équiper de chariots de manutention :

  • Un chariot peut être nécessaire pour effectuer vos travaux de déménagement, d’aménagement et d’implantation.
  • Ils sont également utilisés pour l’activité courante de l’entreprise (manutention, chargement/déchargement de marchandises).

Ils permettent :

  • L’optimisation des flux de marchandise
  • L’augmentation de la productivité
  • Le déplacement de charges lourdes, imposantes et en hauteur.

 

On distingue différents moyens de levage :

Les charriots manuels (transpalettes, transplates-formes)

Caractéristiques techniques

  • Energie : Batterie électrique (ou fonctionnement entièrement manuel)
  • Hauteur d’élévation : 300mm
  • Rampe admissible :  à 5 à 20% selon la charge
  • Capacité de transport :  1t à 3t

Avantages

  • Aucune autorisation de conduite nécessaire
  • Parfait pour les lieux restreints
  • Coût relativement faible

Inconvénients

  • Utilisable sur des courtes distances
  • Risques physiques pour l’utilisateur (coincement, écrasement)
  • Nécessite un sol en bon état

 

Les gerbeurs

Caractéristiques techniques

  • Source d’énergie : Batterie électrique
  • Hauteur d’élévation : jusque 5 mètres
  • Vitesse d’élévation : 0.1/s à 0.25 m/s selon la charge
  • Rampe admissible : varie de 5 à 10% selon la charge
  • Capacité de transport : 1 t à 3 t

Avantages

  • Aucune autorisation de conduite nécessaire
  • Coût relativement faible
  • Idéal pour des lieux restreints

Inconvénients

  • Risque physique pour l’utilisateur (coincement, écrasement)
  • Sol en bon état
  • Utilisable sur des courtes distances

 

 

Les chariots à conducteur porté nécessitant une autorisation de conduite

Les chariots porteurs

Caractéristiques techniques

  • Source d’énergie : électrique
  • Vitesse de déplacement : 15 à 25 km/h
  • Capacité de transport : 2t
  • CACES R389 catégorie

Avantages

  • Utilisable sur longues distances

Inconvénients

  • Adapté à du matériel très spécifique
  • Le chargement doit être effectué à l’aide d’un autre moyen de manutention

 

Les chariots tracteurs

Caractéristiques techniques

  • Source d’énergie : électrique ou thermique
  • Vitesse de déplacement : 5 à 25 km/h
  • Capacité de remorquage :  1.5t à 10t selon les modèles
  • CACES R389 catégorie 2 (inférieur à 6t)
  • CACES R389 catégorie 2 + formation spécifique (supérieure à 6t)

Avantages

  • Utilisable sur longues distances

Inconvénients

  • Adapté à du matériel très spécifique

 

Les transpalettes

Caractéristiques techniques

  • Source d’énergie : Batterie électrique
  • Vitesse de déplacement : 8 à 12 km/h
  • Capacité de transport :  2t à 3t
  • Rampe admissible : varie de 5 à 20% selon la charge
  • CACES R389 catégorie 1

Avantages

  • Permet d’être utilisé sur des distances plus longues que pour des transpalettes manuels
  • Idéal pour des lieux restreints
  • Très maniable
  • Coût relativement faible

Inconvénients

  • Poste de conduite très compact
  • Nécessite un sol en bon état
  • Risque physique pour l’utilisateur (partie du corps pouvant se situer hors du poste de pilotage)

 

Les gerbeurs

Caractéristiques techniques

  • Source d’énergie : Batterie électrique
  • Vitesse de déplacement : 8 à 12 km/h
  • Vitesse d’élévation : 0.2 à 0.25m/s selon la charge
  • Rampe admissible : 5 à 20% selon la charge
  • Hauteur levée : jusqu’à 5 mètres
  • Capacité : 1t à 2t
  • CACES R389 catégorie 1 (pour une hauteur de levée inférieure à 1 mètre)
  • CACES R389 catégorie 3 avec formation spécifique (pour une hauteur de levée supérieure à 1m)

Avantages

  • Idéal pour des lieux restreints

Inconvénients

  • Poste de conduite compact
  • Sol en bon état

 

Chariots élévateurs à prise frontale

Caractéristiques techniques

  • Source d’énergie : électrique ou thermique
  • Vitesse de déplacement : 15 à 25 km/h
  • Vitesse d’élévation : 0.25 à 0.40m/s selon la charge
  • Capacité de transport :  1 000 à 50 000 kg (
  • Hauteur de levée : de 3 à 12 mètres
  • CACES R 389 catégorie 3 (capacité inférieure à 6t)
  • CACES R 389 catégorie 4 (capacité supérieure à 6t)

Avantages

  • Adapté pour une utilisation fréquente

Inconvénients

  • Pour les chariots à énergie thermique : Pollution de l’air + Pollution sonore
  • Risque d’accidents, car mauvaise visibilité du conducteur

 

Chariots élévateurs à prise latérale

Caractéristiques techniques

  • Source d’énergie : électrique ou thermique
  • Capacité de transport : 1t à 3t
  • Charge pouvant atteindre  jusqu’à 8 mètres de long
  • CACES R 389 catégorie 3 (capacité inférieure à 6t)
  • CACES R 389 catégorie 4 (capacité supérieur à 6t)

Avantages

  • Permet de prendre en charge des marchandises de longueurs importantes
  • Idéal pour des lieux restreints

Inconvénients

  • Nécessite un sol en bon état
  • Peut gerber que d’un seul côté

 

Chariots à mat rétractable

Caractéristiques techniques

  • Vitesse de déplacement : 12 à 18 km/h
  • Capacité de transport : 1.2t à 2,5t
  • Hauteur de levée jusqu’à 10 mètres
  • CACES R389 catégorie 5

Avantages

  • Bonne visibilité de conduite

Inconvénients

  • Risque physique pour l’utilisateur

 

Chariots bi et tri directionnels

Caractéristiques techniques

  • Vitesse de déplacement : 10 km/h
  • Vitesse d’élévation : 0.40m/s
  • Capacité de transport : jusque 2,5t
  • Hauteur de levée jusqu’à 10 mètres
  • CACES R 389 catégorie 5 + formation spécifique

Avantages

  • Productivité importante
  • Stockage à très grande hauteur

Inconvénients

  • Nécessite un sol en bon état
  • Risques pour l’utilisateur et les piétons

 

Chariots à poste de conduite élevable

Caractéristiques techniques

  • Hauteur de levée jusqu’à une dizaine de mètres
  • Capacité de transport : jusque 2t
  • Vitesse d’élévation : 0.45m/s
  • Vitesse de déplacement : 10 km/h
  • CACES catégorie 5 + formation spécifique

Avantages

  • Permet de travailler avec précision

Inconvénients

  • Nécessite un Sol en bon état et spécifique
  • Risque de chute pour l’utilisateur

 

On peut également noter qu’il existe d’autres chariots comme :

  • Les chariots tout-terrain
  • Les chariots cavaliers

Ils sont adaptés à des activités très spécifiques (Déplacement de conteneurs) ou encore des chariots automatiques qui fonctionnent sans interventions manuelles.

 

Qui peut fournir un chariot de manutention ?

  • Il est possible d’acheter ce genre d’engins à des sociétés spécialisées dans la manutention.

 

Qui peut les utiliser : 

  • Le conducteur d’un chariot à conducteur porté doit être muni d’une autorisation de conduite fournie par le chef d’entreprise.
  • Pour les chariots manuels, cette autorisation n’est pas obligatoire.

 

Réglementation liée :

Règlementation portant sur les conducteurs de chariot de manutention

  • Article R4323-55 du code du travail :

 » La conduite des équipements de travail mobiles automoteurs et des équipements de travail servant au levage est réservée aux travailleurs qui ont reçu une formation adéquate.
Cette formation est complétée et réactualisée chaque fois que nécessaire. »

(Fin de validité du CACES par exemple, ou changement d’environnement de circulation de l’engin)

  • Article R4323-56 du code du travail

 » La conduite de certains équipements présentant des risques particuliers, en raison de leurs caractéristiques ou de leur objet, est subordonnée à l’obtention d’une autorisation de conduite délivrée par l’employeur.
L’autorisation de conduite est tenue à la disposition de l’inspection du travail et des agents du service de prévention des organismes de sécurité sociale. »

  • L’arrêté du 2 décembre 1998 catégorise les types de véhicule nécessitant cette autorisation.

Ainsi, on peut citer : « grues à tour  grues mobiles; grues auxiliaires de chargement de véhicules ; chariots automoteurs de manutention à conducteur porté ; plates-formes élévatrices mobiles de personnes, engins de chantier télécommandés ou à conducteur porté ».

Ce même article définit les éléments nécessaires pour se voir délivrer cette autorisation. Pour l’obtenir, il faut :

– Etre déclaré apte par un médecin du travail

– Réussir un contrôle de connaissance portant sur la conduite en sécurité du chariot dans les lieux où il sera amené à circuler.

Le CACES représente seulement une manière reconnue par les assurances et la Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Travailleurs pour effectuer un bon contrôle des connaissances

 

Règlementation portant sur l’équipement de protection individuelle (EPI) des utilisateurs

  • Article R4321-4 du code du travail :

« L’employeur met à la disposition des travailleurs, en tant que de besoin, les équipements de protection individuelle appropriés et, lorsque le caractère particulièrement insalubre ou salissant des travaux l’exige, les vêtements de travail appropriés. Il veille à leur utilisation effective. »

Ainsi selon les risques, l’utilisateur pourra être équipé de différents équipements de protection comme des chaussures de sécurité ou un casque de protection par exemple.

Règlementation sur le levage des personnes

  • Article R4323-31 du code du travail :

« Le levage des personnes n’est permis qu’avec un équipement de travail et les accessoires prévus à cette fin »

  • Article R4323-32 du code du travail :

Il est possible d’utiliser un équipement non prévu au levage de personne :
« Soit pour accéder à un poste de travail ou pour exécuter un travail lorsque l’utilisation d’un équipement spécialement conçu pour le levage des personnes est techniquement impossible ou expose celles-ci à un risque plus important lié à l’environnement de travail.
Soit, en cas d’urgence, lorsque l’évacuation des personnes le nécessite. »

Règlementation lié à la circulation sur la voie publique

Si l’engin est amené à circuler sur la voie publique, il doit respecter plusieurs conditions dans le respect du code de la route et de l’arrêté du 20 novembre 1969 portant notamment sur ce genre de véhicule :

Ainsi, il doit :

  • Etre capable de circuler à une vitesse maximale de 25km/h
  • Se déplacer à vide avec une protection au niveau des fourches (ou alors les enlever)
  • Etre équiper des éléments de signalisation nécessaires (feux de croisement, clignotants) qui dépendent de la catégorie de véhicule à laquelle il appartient.

 

Réglementation portant sur l’entretien et la maintenance

L’Arrêté du 1er mars 2004 relatif aux vérifications des appareils et accessoires de levage indique que :

  • Les équipements utilisés pour le levage de charges doivent faire l’objet de vérification au moment de la mise en service, remise en service et également de manière périodique
  • L’ensemble des engins sont tenus à ces obligations sauf certains équipements :

« N’est pas considéré comme significatif un changement de niveau correspondant à ce qui est juste nécessaire pour déplacer la charge en la décollant du sol et n’est pas susceptible d’engendrer de risques en cas de défaillance du support de charge. » (exemple : transpalettes)

  • Le contrôle doit être effectué par une personne qualifiée appartenant ou non à l’entreprise
  • L’ensemble des vérifications et actions effectuées doivent être répertoriées sur un registre de sécurité en précisant également la date et le nom de la personne étant intervenue.

 

A prendre en compte pour la mise en œuvre

  • A prévoir avant le projet d’implantation

Branchement aux réseaux énergie et fluides

  • La majorité des engins de manutention fonctionne à l’aide d’une batterie électrique.
  • Le chargeur peut parfois être directement situé sur l’appareil. Dans ce cas, on branche directement le chariot sur une alimentation électrique 220 V.
  • Dans les autres cas, un chargeur indépendant est nécessaire (alimenté, lui aussi, en 220 V).
  • Pour optimiser le chargement, et dans le cas où de nombreux chariots de manutention sont présents dans l’entreprise, il est possible de mettre en place un local dédié au chargement.
  • L’implantation de ce local fait l’objet de normes et doit répondre aux exigences des articles R4227-42 à R4227-54 du code du travail.
  • Par exemple, le local doit être correctement ventilé, les dangers signalés, les moyens de protections adéquats mis en place (EPI, extincteurs, douches de sécurité, …).
  • Indications fournies par l’INRS :
    • « Dans les locaux (ateliers, entrepôts…) n’excédant pas une puissance maximale de courant continu utilisable supérieure à 50kW où ne se trouvent que quelques postes de charge, la création d’un local spécifique réservé exclusivement à la charge de batterie peut être facultative si les conditions suivants sont simultanément assurées:
      • La ventilation naturelle du local permet en permanence de maintenir la concentration en hydrogène inférieure à 0,4 % (10 % de la LIE) en vérifiant que le volume libre est supérieur ou égal à 2,5 fois le Qmin calculé, 
      • La partie haute du local ne comporte aucune zone pouvant former une poche d’accumulation d’hydrogène,
      • Le local ne comporte pas une source génératrice d’atmosphère explosive,
      • L’air du local est entièrement renouvelé au minimum une fois entre 2 opérations de charge consécutives, soit par des dispositifs mécaniques de ventilation générale,
      • L’emplacement de charge est située dans une zone protégée du local et aménagée à cet effet, à l’abri des risques liés aux activité voisines,
    • Dans ce cas, ne pourrait être retenu simplement qu’une zone de 1,0 à 0,5 m autour de la batterie en charge, ce qui n’empêche nullement la mise en place des prescriptions mentionnées « (Document INRS ED6120)

Implantation

  • Avant l’acquisition de chariots de manutention, il faut s’assurer que les lieux d’implantation soient adaptés à ce genre d’engins :
    • Sur un sol en bon état, capable de supporter le poids des marchandises transportées sur le chariot
    • Dans des pièces bien aérées (pour les chariots thermiques)
    • Equipés d’un extincteur si les locaux n’en contiennent pas
    • Sur des voies adaptées pour la circulation des charriots (Voir notre article sur notre blog concernant les voies de circulation : http://conseilsdemenagemententreprise.fr/largeur-des-voies-de-circulation/)
    • Prévoir également la signalisation (Avertissement concernant la hauteur, le passage d’engins, pente,…) ainsi que l’éclairage des voies de circulation
    • Si beaucoup d’engins sont présents dans l’entreprise, il pourra être pertinent de prévoir :
      • Des locaux dédiés à la recharge des batteries avec affichage interdiction de fumée ou d’utiliser des flammes à proximité, des extincteurs pouvant être utilisés sur des installations électriques, un système de refroidissement avec entrée d’air en partie basse et extraction en partie haute)
      • Ou alors un emplacement dédié au stockage des gaz ou hydrocarbures respectant là aussi les normes de sécurité en vigueur ( extincteur, aération,…) pour les chariots à énergie thermique

Choix technique

  • Le choix va surtout se faire selon des spécifications techniques :
    • Activité de l’entreprise
    • Nature, poids et centres de gravité des éléments à transporter
    • Hauteur de levée
    • En fonction des lieux d’implantation (Longueur des allées de circulation, état du sol, ventilation)

Déclaration préalable

  • Réaliser un cahier des charges. ADICI peut vous fournir un cahier des charges détaillé répondant à vos besoins et à la réglementation actuellement en vigueur.
  • Mettre en place un plan de circulation dans l’entreprise

 

A prendre en compte pendant la mise en œuvre 

Travaux préalables

  • Des travaux de mise en conformité des locaux peuvent être envisagés :
    • Remise en état du sol,
    • Traçage des voies de circulation,
    • Eclairage, …

Essais et conformité

  • Il faut contrôler le chariot dès sa réception
  • Vérifier la présence du marquage CE.
  • Vous pouvez ensuite vous référer à la partie Maintenance et entretien située au-dessous pour les vérifications à effectuer lors de la mise en service.

Qui peut fournir et réaliser la maintenance des chariots de manutention ?

  • Il est possible d’acheter ce genre d’engins à des sociétés spécialisées dans la manutention.
  • Il peut également être envisagé de faire réaliser la maintenance de ces appareils par ces mêmes entreprises.

 

A planifier après la mise en place :

Test et Conformité

  • Il faut continuellement former les utilisateurs à la manipulation et la conduite des engins de manutention.

Améliorations complémentaires

  • Ces chariots peuvent être associés à des éléments permettant de transporter des charges spécifiques.
  • On peut par exemple citer comme éléments : Des pinces à fût, des fourches télescopiques, bennes,…
  • Il est fortement recommandé de prendre contact avec le constructeur du chariot avant de lui joindre un nouvel équipement.

Maintenance et entretien

  • L’arrêté du 1er mars énonce l’ensemble des procédures de contrôle à mettre en place.
  • Il existe une obligation de maintenance et d’entretien à la responsabilité du chef d’entreprise concernant ce type d’engins (voir partie réglementation liée au-dessus).
  • Ainsi, l’entreprise doit effectuer :
    • Un examen d’adéquation de l’appareil de levage, cela « consiste à vérifier qu’il est approprié aux travaux que l’utilisateur prévoit d’effectuer ainsi qu’aux risques auxquels les travailleurs sont exposés et que les opérations prévues sont compatibles avec les conditions d’utilisation de l’appareil définies par le fabricant.) »
    • Un examen de montage et d’installation de l’ appareil de levage  » qui consiste à s’assurer qu’il est monté et installé de façon sûre, conformément à la notice d’instructions du fabricant. »
    • Un essai de fonctionnement de l’appareil de levage visant à s’assurer de la bonne marche de l’engin : contrôle des limiteurs et dispositifs de sécurité de l’appareil (système de freinage, contrôle de descente,…), test du mécanisme de l’appareil « dans les positions les plus défavorables » et avec les charges maximales prévues pour le chariot.
    • Une épreuve statique des accessoires et de l’appareil de levage « qui consiste à faire supporter la charge maximale d’utilisation, multipliée par le coefficient d’épreuve statique, sans la faire mouvoir, pendant une durée déterminée ». Si ces éléments ne sont pas précisés dans la notice d’utilisation :
      • « le coefficient d’épreuve est égal à 1,5 et la durée de l’épreuve est d’un quart d’heure »  pour les accessoires.
      •  » Le coefficient est égal à 1,5 pour les appareils de levage mus par la force humaine employée directement et à 1,25 pour les autres appareils de levage, dans les deux cas la durée de l’épreuve est d’une heure. »
    • Un examen de l’état de conservation d’un appareil de levage « qui a pour objet de vérifier le bon état de conservation de l’appareil de levage et de ses supports, et de déceler toute détérioration susceptible d’être à l’origine de situations dangereuses »
    • Une épreuve dynamique qui « consiste à faire mouvoir, par l’appareil de levage, la charge maximale d’utilisation multipliée par le coefficient d’épreuve dynamique de façon à amener cette charge dans toutes les positions qu’elle peut occuper, sans qu’il soit tenu compte ni de la vitesse obtenue, ni de l’échauffement de l’appareil ». (Coefficient égal à 1.1, s’il n’est pas précisé dans la notice d’utilisation)
  • La fréquence des vérifications :
    • Contrôle à effectuer lors de la mise en service :
    • Pour les appareils neufs  : EXAMEN D’ADEQUATION + ESSAI DE FONCTIONNEMENT et éventuellement (si cela n’a pas été effectué par le vendeur), une EPREUVE STATIQUE + une EPREUVE DYNAMIQUE
    • Pour les appareils d’occasion : EXAMEN D’ADEQUATION + EPREUVE STATIQUE + EPREUVE DYNAMIQUE
    • Pour les appareils de location : EXAMEN DE L’ETAT DE CONSERVATION + EXAMEN D’ADEQUATION
  • Contrôle à effectuer lors d’une remise en service :
    • EXAMEN D’ADEQUATION+ EXAMEN DE L’ETAT DE CONSERVATION+ EPREUVE STATIQUE+ EPREUVE DYNAMIQUE
  • Contrôle à effectuer de façon périodique :
    • Avant chaque utilisation : simple contrôle visuel des principaux éléments du chariot
    • Tous les 3 à 6 mois : EXAMEN DE L’ETAT DE CONSERVATION + ESSAI DE FONCTIONNEMENT
    • Tous les 12 mois : EXAMEN DE L’ETAT DE CONSERVATION DES EQUIPEMENTS

L’ensemble des opérations doit être indiqué dans un registre de sécurité.

 

Pour un déménagement ou aménagement d’entreprise :

  • Il faut s’assurer que les engins du site soient encore conformes pour les nouveaux lieux d’implantation.
  • Mettre à jour le plan de circulation de l’entreprise
  • Prévoir un local de charge ou une zone de parking pour les chariots avec les principales préconisations suivantes :
    • Murs et plancher : coupe-feu 2h,
    • Couverture incombustible,
    • Portes intérieures : coupe-feu 1/2h avec système de fermeture automatique
    • Portes extérieures : coupe-feu 1/2h
    • Système de ventilation pour le local : renouvellement de l’air ambiant en totalité entre 2 processus de charge
    • Présence de détection de gaz hydrogène.

 

Grandeurs liées aux chariots de manutention

  • La Hauteur d’élévation d’un transpalette est en général égale à 300 millimètres
  • Pour un chariot élévateur à prise frontale, la hauteur d’élévation peut atteindre 12 mètres
  • Un transpalette peut être capable déplacer des charges de 3 000 kilos tandis qu’un chariot élévateur peut lui transporter jusqu’à 50 000 kilos de marchandises
  • La vitesse de transport varie de 6 à 25 km/h selon les engins
  • La vitesse d’élévation peut, elle, varier de 0.1 à 0.5 mètre par seconde
  • Une vérification des équipements est à effectuer tous les 12 mois
  • Un contrôle des chariots est à effectuer tous les 3 à 6 mois

 

Liens avec d’autres thèmes ou d’autres articles du site :

Pour faciliter votre projet de mise en place de chariots de manutentions, vous pouvez consulter sur le blog notre article concernant les largeurs des voies de circulation en entreprise :

Largeur des voies de circulation

Mais également notre article concernant les plans de circulation en entreprise :

Le plan de circulation en entreprise

 

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