Le désenfumage

Désenfumage

Le désenfumage

Le désenfumage a pour objectif d’extraire, lors d’un éventuel début d’incendie, une partie des fumées et des gaz de combustion. L’objectif est de préserver les cheminements lors de l’évacuation, restreindre la propagation du feu et faciliter l’intervention des secours (Arrêté du 5 août 1992).

Le désenfumage peut être naturel ou mécanique. Doivent comporter un dispositif de désenfumage naturel ou mécanique :

  • les locaux supérieurs à 300 m2 situés en rez-de-chaussée et en étage ;
  • les locaux de plus de 100 m2 aveugles et ceux situés en sous-sol ;
  • tous les escaliers, encloisonnés ou non ;
  • tous les compartiments, quelle que soit leur surface, des bâtiments dont le plancher bas du dernier niveau est situé à plus de 8 mètres du sol. S’il n’est pas prévu de cloisonnement, tout le compartiment doit être désenfumé. En revanche, si le compartiment est cloisonné, seuls les escaliers internes au compartiment établis sur deux niveaux n’ont pas de dispositif de désenfumage.

Enfin, le désenfumage n’est pas exigé en cas de technologie incompatible. Comme c’est le cas des chambres froides, ou encore, lorsque des mesures de confinement sont obligatoires.

Dans les cas d’absence de désenfumage, une analyse des risques déterminera si des mesures complémentaires sont nécessaires (C. trav., art. R. 4216-13 et Circ. DRT n° 95-07, 14 avr. 1995

Le désenfumage naturel :

Une ou plusieurs ouvertures, sue la partie haute, composent les dispositifs de désenfumage naturel. Elles donnent sur l’extérieur permettant l’évacuation des fumées et l’amenée d’air. D’autre part, ces dispositifs sont aisément manœuvrables à partir du plancher.

La surface totale des sections d’évacuation des fumées est supérieure au centième de la superficie du local desservi, avec un minimum de 1 m2. Il en est de même pour celle des amenées d’air.

Des amenées d’air et des évacuations de fumées communiquant avec l’extérieur permettent de réaliser le désenfumage naturel. Ainsi, ces dernières sont directes ou équipées de conduits. En outre, elles sont disposées de manière à assurer un balayage satisfaisant du local.

→ Les évacuations de fumées sont réalisées soit par des :

  • ouvrants en façade ;
  • exutoires ;
  • bouches raccordées à des conduits.

→ Les amenées d’air sont réalisées par :

  • Des ouvrants en façade,
  • Soit des portes des locaux à désenfumer donnant sur l’extérieur,
  • ou par des locaux largement aérés ou mis en surpression.

Ou encore des bouches raccordées à des conduits. (C.trav., art. R. 4216-14 + arrêté du 5 août 1992).

Le système mécanique :

Dans le cas de désenfumage mécanique, la base de 1 m3 par seconde par 100 m2 permet calculer le débit d’extraction.

Le désenfumage par tirage mécanique est assuré par des extractions mécaniques de fumées et des amenées d’air naturelles ou mécaniques. Ces dernières sont disposées de manière à assurer un balayage du volume à désenfumer.

Une mise en surpression relative des volumes adjacents balayage complète les volumes adjacents.

En profitant des dispositions relatives au désenfumage naturel, on réalise des amenées d’air naturelles. Des bouches reliées par des conduits à des ventilateurs constituent les extractions et les amenées d’air mécaniques. Elles suivent les principes du désenfumage naturel (v. n°  16).

Pour le désenfumage on peut utiliser un système de ventilation permanent. Aussi, il doit répondre également à ces principes (C. trav., art. R. 4216-15 et  arrêté du 5 août 1992).

Caractéristiques et mise en oeuvre des dispositifs

La règle du centième de la superficie du local desservi, exprimée au n°  16, se rapporte à la surface géométrique des évacuations de fumée et des amenées d’air. C’est à dire que la surface utile d’évacuation minimale de fumée (SUE) est de 1/200 de la même superficie.

Par simplification, la valeur minimale retenue pour la SUE est de 1/200 de la surface du local ou du canton de désenfumage. En conséquence, pour les locaux de surface supérieure à 1 000 m2, l’application du taux prévu à l’annexe 1 de l’instruction technique n° 246 n’est pas obligatoire (Circ. DRT n° 95-07, 14 avr. 1995).

A partir de 2 000 m2, des cantons de désenfumage d’une superficie maximale de 1 600 m2 fractionnent les locaux. Ensuite, la longueur d’un canton ne peut excéder 60 mètres.

Un volume libre compris entre le plancher bas et le plancher haut ou la toiture, et délimité par des écrans de cantonnement, définie le canton de désenfumage. Plus précisément, l’écran de cantonnement est une séparation verticale placée en sous-face de la toiture ou du plafond haut pour s’opposer à l’écoulement latéral des fumées et des gaz de combustion.

La mise en place des dispositifs de désenfumage et des écrans de cantonnement doit tenir compte des dispositions de l’instruction technique n° 246 du ministère de l’intérieur relative au désenfumage dans les établissements recevant du public et de l’importance prévisible des fumées engendrées par les matières entreposées ou manipulées.

Les règles de construction et les principes de désenfumage des atriums, quant à elles, doivent prendre en compte les règles techniques définies par l’instruction technique n° 263 relative à la construction et au désenfumage des volumes libres intérieurs dans les établissements recevant du public (Arr. 5 août 1992).

Mise en service et notice

Avant leur mise en service, les installations de désenfumage doivent faire l’objet d’un contrôle par un technicien compétent.

Ainsi, une notice comportera les caractéristiques des installations de désenfumage, ainsi que les informations permettant leur contrôle périodique et leur maintenance. Les utilisateurs des locaux doivent la posséder. Ainsi, cette notice fait partie du dossier de maintenance des lieux de travail prévu par l’article R. 4211-3 du code du travail (arrêté du 5 août 1992).

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